Observabilité Finops

Observabilité FinOps : leviers pour maîtriser vos coûts IT en 2026

Auteur : Jérémy Khouri, Ingénieur DevOps
Jérémy Khouri Ingénieur DevOps
43 mins
17 février 2026
Dans cet article :
  1. Pourquoi le cloud complique-t-il la maîtrise des coûts IT ?
  2. La convergence entre l'observabilité et le FinOps
  3. Comment expliquer le passage de la supervision à l'observabilité ? 
  4. Qui est concerné par l'observabilité dans l'entreprise ?
  5. Quelle place occupe le FinOps dans l'organisation ?
  6. Une analyse de coût FinOps différente selon les environnements IT
  7. Les enjeux de l'observabilité dans tous les environnements
  8. Le FinOps aujourd'hui : comment font les organisations ?
  9. L'observabilité augmentée à l'IA : quel impact pour le FinOps ? 
  10. Comment déployer l’observabilité et le FinOps à grande échelle ?
  11. Pourquoi faire appel à des outils métiers inter-environnements ? 
  12. Comment réussir son projet d'observabilité du FinOps ?
  13. En quoi Synapsys peut vous accompagner ?

Pourquoi le cloud complique-t-il la maîtrise des coûts IT ?

En 2026, le cloud n’est plus une option : il est devenu pour la majorité des systèmes d’information un accélérateur de business en apportant vitesse, élasticité et capacité d’innovation. Dans un monde où les architectures se distribuent, les dépendances se multiplient et les services managés ajoutent des couches d’abstraction. Il devient difficile de comprendre précisément ce qui se passe réellement. 

Dans ce contexte, une question revient avec insistance, souvent plus vite que les réponses : combien ça coûte, et pourquoi ? 

Le modèle “pay-as-you-go” des différents cloud provider est à double tranchant. Il offre une flexibilité non négligeable, mais rend aussi les dépenses beaucoup plus abstraites. Un environnement de test laissé allumé, une ressource légèrement surdimensionnée, un pic de trafic mal anticipé, ou une mauvaise configuration de service… et la facture évolue souvent de manière incontrôlée. 

Nous allons donc aborder deux disciplines, encore trop souvent abordées séparément, dans cet article: l’observabilité et le FinOps.

Note de lecture :

La première partie de cet article est volontairement consacrée à des rappels de concepts : supervision, observabilité, FinOps, environnements IT et enjeux organisationnels. L’objectif de cette première partie est donc de rendre accessible cet article à tous les profils techniques comme non techniques. Si vous êtes déjà à l’aise avec ces notions et souhaitez aller directement à l’essentiel, vous pouvez vous rendre plus bas dans l’article, à partir de la partie 7, qui aborde le cœur du sujet : l’observabilité intelligente au service du FinOps, les leviers concrets d’action et les approches mises en œuvre à grande échelle. 

La convergence entre l’observabilité et le FinOps

Lorsqu’elles sont combinées, l’observabilité et le FinOps changent radicalement la manière de piloter un système d’information. Elles permettent de réduire les angles morts, d’éviter les décisions prises à l’aveugle, et surtout de reprendre le contrôle des coûts sans sacrifier ni la performance, ni la fiabilité, ni l’expérience utilisateur. 

C’est cette convergence entre compréhension technique fine et gouvernance économique que nous allons explorer dans cet article. 

Comment expliquer le passage de la supervision à l’observabilité ? 

Pendant longtemps, la supervision a été le pilier du pilotage des systèmes d’information. Son objectif est clair et légitime : détecter les incidents, déclencher des alertes et vérifier que les services fonctionnent dans des plages acceptables. CPU trop élevé, disque plein, service indisponible, seuil dépassé : la supervision répond à une question simple et essentielle : “Est-ce que ça fonctionne ?” 

Cette approche repose sur des indicateurs connus à l’avance et des scénarios anticipés (on définit des seuils, on configure des alertes) afin d’être alerté lorsque quelque chose sort du cadre. Ce modèle a longtemps suffi car il permettait de réagir vite et de maintenir un niveau de service acceptable. 

Mais avec l’évolution des systèmes (micro-services, cloud, architectures distribuées, dépendances multiples) la supervision montre rapidement ses limites. Elle est efficace pour détecter des incidents connus, mais beaucoup moins pour comprendre des comportements nouveaux, émergents ou indirects. 

Lorsqu’un problème survient sans franchir un seuil manuellement définit, ou lorsqu’il est la conséquence d’une combinaison de facteurs, la supervision se contente souvent de constater que “quelque chose ne va pas”, sans être capable d’expliquer pourquoi. 

C’est à ce moment là qu’intervient l’observabilité

L’observabilité ne cherche pas seulement à savoir si un système fonctionne, mais à comprendre comment et pourquoi il se comporte de telle ou telle manière. Elle s’appuie sur trois piliers fondamentaux : les métriques, les logs et les traces pour offrir une vision beaucoup plus riche et contextuelle du fonctionnement réel des applications et des infrastructures.  

Là où la supervision déclenche une alerte, l’observabilité permet de remonter à la cause racine. 

On ne se demande plus seulement “Est-ce que le service est en panne ?”, mais “Pourquoi ce service se dégrade-t-il dans ce contexte précis, pour ce type d’usage, à ce moment-là ?”  

Dans un contexte où chaque ressource consommée a un impact financier direct, notamment dans le cloud, cette distinction devient indispensable. Comprendre ce qui se passe réellement dans le système n’est plus un luxe réservé aux experts mais un réel prérequis pour piloter à la fois la performance et les coûts de manière durable. 

Qui est concerné par l’observabilité dans l’entreprise ?

Des bénéfices différents selon les rôles

Lorsqu’on parle d’observabilité, le réflexe est souvent de se dire que seul les équipe techniques (DevOps, SRE, ingénieurs cloud) sont concernés seulement cette perception est compréhensible, mais elle est surtout détachée de la réalité. 

En réalité, l’observabilité concerne bien plus de monde que les seules équipes techniques. Elle constitue un socle commun qui permet d’aligner des enjeux souvent perçus comme contradictoires : la stabilité des systèmes, la vitesse d’évolution, la maîtrise des coûts et la création de valeur métier.

Selon le rôle que l’on occupe dans l’organisation, l’observabilité ne répond pas aux mêmes questions mais elle apporte, pour chacun, du sens et c’est ce que nous allons voir dans cette partie de l’article. 

Cta Observabilité Devops

L’observabilité pour les DSI et les CTO

Pour un DSI ou un CTO, l’observabilité dépasse largement le cadre du monitoring technique. Elle devient un outil de pilotage stratégique. Disposer d’une vision claire et consolidée du fonctionnement des services critiques est indispensable afin de garantir la continuité d’activité.

Chacune des interruptions, mêmes brèves, ont aujourd’hui un impact immédiat sur le business, l’image de marque et parfois la conformité réglementaire (notamment dans des environnements bancaires).

Enfin, et de plus en plus, l’observabilité joue un rôle clé dans le pilotage des coûts IT. Elle permet de dépasser les intuitions ou les moyennes globales pour s’appuyer sur des données factuelles : quels services consomment réellement quelles ressources, dans quels contextes, et pour quelle valeur métier.  

Pour un DSI ou un CTO, c’est un levier pour prendre des décisions éclairées, arbitrer les investissements et dialoguer plus efficacement avec la finance et les métiers. 

Pour aller plus loin : Observabilité IT : comment passer d’un centre de coûts à un levier de gouvernance intelligente

L’observabilité pour les Responsables Infrastructures et Production 

Pour les responsables de production et d’infrastructure, l’observabilité est avant tout un outil du quotidien. Leur enjeu principal reste la fiabilité : assurer que les plateformes tiennent la charge, que les performances sont au rendez-vous et que les incidents sont traités rapidement lorsqu’ils surviennent. 

L’observabilité permet de réduire significativement le temps de diagnostic. Plutôt que de naviguer entre des outils cloisonnés ou de multiplier les hypothèses, les équipes peuvent corréler les événements, les métriques et les traces pour identifier plus rapidement la cause réelle d’un incident. Le résultat est frappant : un temps de résolution plus court, moins d’escalades inutiles et une meilleure qualité de service.

L’observabilité a aussi des effets directs sur le facteur humain. Moins d’incidents prolongés, c’est aussi moins de stress, moins d’urgences permanentes et une exploitation plus sereine.

L’observabilité pour les équipes techniques : DevOps, SRE, Ingénieurs Cloud 

Pour les équipes techniques, l’observabilité permet d’automatiser la détection des anomalies, d’identifier rapidement les dégradations de performance et de comprendre l’impact réel des changements déployés en production en particulier dans des contextes d’entreprise où les mises en production sont fréquentes et où les architectures évoluent en continu. 

Le temps ainsi libéré peut-être réinvesti là où il crée le plus de valeur : dans l’innovation, l’amélioration des performances applicatives ou l’automatisation. 

Un socle commun pour toute l’entreprise

Au final, l’observabilité n’est pas un outil réservé aux équipes seulement techniques. Elle constitue un langage commun entre ses équipes, la production, la direction IT et, de plus en plus, la finance et les métiers.  

Elle apporte une compréhension partagée qui permet d’aligner des décisions techniques, opérationnelles et économiques autour d’une même réalité. 

Grâce à tout cela, l’observabilité devient un prérequis essentiel à toute démarche FinOps efficace. 

Quelle place occupe le FinOps dans l’organisation ?

Le FinOps réconcilie la finance et l’IT

Lorsque les premières factures cloud ont commencé à exploser, beaucoup d’organisations ont réagi de manière instinctive : demander à la finance de “contrôler” davantage, ou aux équipes IT de “faire attention”. Très vite, un schéma s’est installé où la finance paye et la tech dépense.  

Chacun effectue son travail, mais sans réel langage commun ni vision partagée. 

Le FinOps est né précisément pour sortir de cette impasse. 

Cta Finops

Apparu dès 2016/2017 et largement structuré par la communauté de la FinOps Foundation à partir de 2019, le FinOps ne part pas d’un constat technologique, mais organisationnel. Le problème n’est pas que le cloud coûte cher par nature mais c’est qu’il rend visibles les conséquences des choix techniques lorsqu’ils ne sont pas pilotés collectivement. 

Dans un modèle cloud, chaque décision a un impact financier immédiat : une architecture plus résiliente, un dimensionnement “par sécurité”, un service managé supplémentaire… Tout cela a un coût mesurable. Sans cadre commun, ces décisions sont prises localement, souvent avec de bonnes intentions, mais sans vision globale. 

Le FinOps vise à recréer ce lien manquant entre décision technique et impact économique, non pas en opposant les équipes, mais en les faisant travailler ensemble. 

Le FinOps n’est pas un outil de surveillance, mais de responsabilisation 

Contrairement à certaines idées reçues, le FinOps n’est pas un outil de surveillance ou de réduction aveugle des coûts. Il ne s’agit pas de “faire la chasse aux dépenses”, ni de brider l’innovation. Au contraire, le FinOps repose sur un principe clé : la responsabilisation par la compréhension. 

Faire du FinOps, c’est aider les équipes à comprendre que le code a un prix. Chaque ligne de code, chaque choix d’architecture, chaque ressource provisionnée a un impact financier réel. L’objectif n’est pas de culpabiliser, mais de rendre ces impacts visibles, compréhensibles et discutables.  
 
Lorsqu’une équipe comprend pourquoi une application coûte cher, elle est bien plus à même de décider si ce coût est justifié par la valeur apportée.

Pour aller plus loin : FinOps / GreenOps : bonnes pratiques pour mettre en place sa démarche

Bonnes pratiques FinOps : centraliser le cadre et décentraliser les usages 

Dans une organisation mature, le FinOps ne se traduit pas par une équipe qui décide de tout. Le modèle le plus efficace repose sur un équilibre subtil entre centralisation et autonomie. 

Une équipe FinOps centrale définit le cadre : 

  • Les règles communes, 
  • Les bonnes pratiques, 
  • Les modèles de reporting, 
  • Les négociations avec les fournisseurs cloud, 
  • Les outils de visibilité mis à disposition. 

Ce sont les équipes projets, au plus proche des applications et des besoins métiers, qui conservent la capacité d’agir : ajuster les ressources, optimiser les architectures, arbitrer entre performance, résilience et coût. 

Ce modèle permet de conserver l’agilité qui fait la force du cloud, tout en évitant les dérives liées à l’absence de gouvernance. Le FinOps ne ralentit pas les équipes, il leur donne les moyens de faire des choix plus responsables et plus durables. 

Le FinOps implique une visibilité fiable

Enfin, il est important de souligner un point fondamental : le FinOps ne peut pas fonctionner sans une visibilité fiable et exploitable sur les usages réels. 

C’est là que l’observabilité prend toute sa valeur. En fournissant une compréhension fine du fonctionnement des systèmes, elle devient un socle indispensable pour ancrer le FinOps dans la réalité opérationnelle. 

Avant d’expliquer comment ces deux disciplines se renforcent mutuellement, il est nécessaire de comprendre les environnements dans lesquels elles s’appliquent. On va donc commencer par comparer les grands modèles d’infrastructure que l’on retrouve aujourd’hui dans les organisations. 

Une analyse de coût FinOps différente selon les environnements IT

Analyser les coûts en environnement on-premise 

Avant même de parler d’optimisation des coûts ou de gouvernance FinOps, il est essentiel de comprendre dans quel type d’environnement ces problématiques s’expriment. Toutes les infrastructures ne posent pas les mêmes contraintes, n’offrent pas les mêmes leviers, et n’exposent pas les organisations aux mêmes risques. Pourtant, on oppose encore trop souvent les modèles entre eux, comme s’il existait une “bonne” solution universelle. 

En réalité, chaque environnement répond à des logiques différentes, avec ses avantages et ses limites. 

Le on-premise est le modèle historique de l’infrastructure IT. Les serveurs sont physiquement hébergés dans les locaux de l’entreprise ou dans un datacenter qu’elle maîtrise directement. Tout est géré en interne : 

  • Le matériel 
  • Les mises à jour  
  • La sécurité  
  • L’alimentation électrique 
  • Le refroidissement 
  • La capacité. 

L’avantage principal de ce modèle est le contrôle total. Les organisations savent précisément où se trouvent leurs données, comment les systèmes sont configurés et quelles dépendances existent. Pour certains contextes réglementaires ou industriels, cette maîtrise reste un critère déterminant. 

Mais ce contrôle a un prix car le on-premise implique des investissements lourds, souvent anticipés sur plusieurs années, avec un risque important de surdimensionnement. Pour absorber les pics de charge ou garantir un niveau de résilience suffisant, on achète plus que nécessaire. À l’inverse, monter en charge rapidement est complexe, long et coûteux. La rigidité du modèle rend également les ajustements fins difficiles, ce qui limite les leviers d’optimisation continue. 

Analyser les coûts du cloud privé 

Le cloud privé reprend une partie des principes du cloud (automatisation, self-service, élasticité) tout en reposant sur une infrastructure dédiée à une seule organisation. Il peut être hébergé en interne ou chez un prestataire, mais reste isolé des autres clients. 

Ce modèle constitue souvent un compromis intéressant. Il permet de gagner en souplesse par rapport à l’environnement on-premise classique, tout en conservant un niveau élevé de contrôle et de conformité. Pour des environnements sensibles ou fortement réglementés, le cloud privé offre une alternative crédible au cloud public. 

En revanche, cette approche conserve une partie des contraintes économiques du on-premise. Les coûts restent relativement élevés, notamment en raison de l’infrastructure dédiée, et les effets d’échelle sont plus limités. Le pilotage des ressources doit donc être finement maîtrisé pour éviter de reproduire les mêmes travers que dans les modèles traditionnels. 

Analyser les coûts du cloud public 

Le cloud public marque une rupture plus nette. L’infrastructure appartient à un fournisseur (comme AWS, Azure, Google Cloud…)  et les ressources sont mutualisées entre plusieurs clients (à quelques exceptions près), tout en restant isolées logiquement. On ne gère plus des serveurs, mais des services. 

Ce modèle apporte des bénéfices majeurs : paiement à l’usage, forte scalabilité, réduction des tâches d’exploitation et accès rapide à des services avancés. Il permet aux équipes de se concentrer davantage sur la valeur métier que sur la gestion de l’infrastructure. 

Mais cette flexibilité a un revers. Le cadre technique est en grande partie imposé par le fournisseur, et une dépendance s’installe naturellement. Surtout, le modèle économique devient plus complexe à piloter. Là où le on-premise rend les coûts visibles à l’avance, le cloud public les rend dynamiques, sensibles aux usages et parfois difficiles à expliquer sans outils adaptés. 

Pour aller plus loin : Cloud souverain français et européen : quel hébergeur choisir ?

Analyser les coûts en cloud hybride 

Dans la majorité des grandes organisations, la réalité est aujourd’hui hybride. Une partie du système reste en on-premise ou en cloud privé, tandis que d’autres workloads sont déployés en cloud public. Ce modèle permet de répondre à des contraintes métiers, réglementaires ou de performance spécifique. 

Mais il introduit également une complexité accrue. Les architectures deviennent plus difficiles à comprendre, les flux se multiplient, et les outils de pilotage sont souvent fragmentés. Les enjeux de sécurité, de performance et de coûts se croisent entre plusieurs environnements, chacun avec ses propres règles et indicateurs. 

Dans ce contexte, la simple lecture des factures ou des métriques isolées ne suffit plus. Sans une vision transverse et cohérente, il devient très difficile de prendre des décisions éclairées. 

Pour éclairer vos choix : Réussir sa stratégie multicloud

Une idée clé à retenir

Il n’existe pas de modèle d’infrastructure intrinsèquement meilleur que les autres. Le bon choix dépend du contexte, des usages, des contraintes réglementaires et des objectifs de l’organisation. En revanche, tous ces environnements partagent un point commun : sans visibilité fine et sans gouvernance adaptée, ils deviennent coûteux, rigides ou difficiles à exploiter. 

C’est précisément ce socle de problématiques communes que nous allons aborder dans la partie suivante. 

Les enjeux de l’observabilité dans tous les environnements

Gérer la disponibilité et la fiabilité des services 

Qu’une organisation s’appuie sur du on-premise, du cloud public, du cloud privé ou une combinaison hybride, les technologies diffèrent, mais les défis de fond restent étonnamment similaires. Derrière la diversité des architectures et des outils, on retrouve un même socle de problématiques opérationnelles, organisationnelles et économiques.  

C’est précisément ce socle commun qui explique pourquoi observabilité et FinOps deviennent des enjeux transverses, indépendants du modèle d’infrastructure. 

Le premier défi, et sans doute le plus évident, concerne la disponibilité des services. Aujourd’hui, la moindre interruption peut avoir un impact direct sur le business : perte de chiffre d’affaires, dégradation de l’expérience utilisateur, atteinte à l’image de marque, voire non-conformité réglementaire. 

Quelle que soit l’infrastructure sous-jacente, les attentes restent les mêmes :

  • Stabilité des plateformes, 
  • Performances constantes,
  • Capacité à absorber les incidents sans effet domino. 

La résilience n’est plus un “bonus” technique, mais une exigence de base. Pourtant, plus les systèmes se complexifient, plus il devient difficile de comprendre comment une défaillance locale peut se propager et affecter l’ensemble du service. 

Assurer une bonne gestion des performances 

La performance est un autre défi commun, souvent étroitement lié à la disponibilité. Latence, temps de réponse, saturation des ressources : ces indicateurs sont présents dans tous les environnements, mais leur interprétation devient de plus en plus délicate. 

Dans des architectures distribuées, une dégradation de performance n’a pas toujours une cause unique. Elle peut résulter d’un enchaînement de facteurs : une dépendance externe plus lente, une montée en charge imprévue, une ressource partagée saturée. Sans capacité de corrélation, les équipes risquent de multiplier les actions correctives sans jamais traiter le problème de fond. 

Organiser et allouer les bonnes ressources 

Un autre point commun majeur concerne l’allocation des ressources. Dans les environnements on-premise, on investit plus que nécessaire, avec des infrastructures rarement exploitées à leur plein potentiel.  

Ces choix, difficiles à remettre en question a posteriori, entraînent des coûts fixes élevés. 

Dans le cloud, le problème se déplace mais ne disparaît pas. Ressources inutilisées, environnements oubliés, services activés par défaut mais peu exploités.  

Sans pilotage précis, la flexibilité du cloud devient un facteur d’opacité plutôt que d’optimisation. 

Assurer la sécurité des environnements

La sécurité constitue également un défi transversal. Gestion des identités, contrôle des accès, protection des données, mises à jour régulières : ces exigences sont présentes dans tous les modèles d’infrastructure. Et contrairement à une idée répandue, la sécurité n’est jamais “gratuite”. 

Chaque mécanisme de protection a un coût (direct ou indirect) qu’il s’agisse de ressources supplémentaires, de services spécialisés ou de temps humain. Sans visibilité claire, il devient difficile d’arbitrer entre niveau de sécurité, performance et impact financier. Là encore, le manque de données exploitables conduit souvent à des décisions excessivement prudentes, et donc coûteuses. 

Avoir une meilleure visibilité dans un outil unique 

Peut-être le défi le plus structurant est celui de la visibilité. Les informations existent : métriques, logs, événements, indicateurs financiers. Mais elles sont souvent dispersées, cloisonnées par outil, par équipe ou par environnement. 

Sans capacité à corréler ces données, le diagnostic devient long et incertain. Les équipes passent plus de temps à collecter de l’information qu’à l’analyser. Cette fragmentation complique non seulement la résolution des incidents, mais aussi la compréhension globale du fonctionnement du système. 

Limiter les silos organisationnels

Enfin, ces défis techniques sont renforcés par des silos organisationnels. Les équipes travaillent avec leurs propres outils, leurs propres indicateurs et leurs propres priorités. Le manque d’automatisation et la dépendance à quelques experts clés rendent l’organisation vulnérable et peu scalable. 

Dans ce contexte, chaque incident, chaque dérive de coût, chaque problème de performance devient un sujet ponctuel, traité en urgence, sans toujours nourrir une amélioration durable. 

Quel que soit l’environnement, ces défis convergent vers un même constat : sans compréhension fine et partagée du système, les organisations subissent plus qu’elles ne pilotent. C’est ce constat qui a été amplifié par l’essor du cloud, en ajoutant de nouvelles couches de complexité et de nouveaux risques. 

Cta Enquête 2026

Le FinOps aujourd’hui : comment font les organisations ?

Les outils de reporting généralistes

Face à la complexité croissante des systèmes et à la volatilité des coûts, les entreprises n’ont évidemment pas attendu que le FinOps devienne un concept structuré pour tenter de reprendre la main.  

Dans la réalité, la plupart des organisations ont empilé des solutions successives, souvent pragmatiques, parfois efficaces à court terme mais rarement suffisantes à l’échelle. 

La première réponse, historiquement, a été le reporting. Tableurs Excel, outils de Business Intelligence comme Power BI ou Looker : on agrège des données de facturation, on les met en forme, on produit des tableaux de bord. Cette approche a l’avantage d’être rapide à mettre en place et compréhensible par un large public. 

Mais elle montre vite ses limites. Les données sont souvent statiques, retraitées a posteriori, et peu connectées à la réalité opérationnelle. On sait combien on a dépensé, parfois où, mais rarement pourquoi.  

Le lien entre consommation technique, usage réel et valeur métier reste flou. 

Les outils FinOps natifs des fournisseurs cloud 

Les fournisseurs cloud ont naturellement enrichi leurs plateformes avec des outils dédiés à la visibilité des coûts : AWS Cost ExplorerAzure Cost Management, rapports de facturation Google Cloud. Ces outils offrent une première granularité, avec des vues par service, par compte ou par projet. 

Ils constituent une base utile, mais leur vision reste centrée sur le fournisseur. Dans des environnements hybrides ou multi-cloud, cette approche fragmentée complique les comparaisons et rend difficile une lecture transverse. Surtout, ces outils restent souvent déconnectés des indicateurs de performance, de disponibilité ou d’usage applicatif. 

Les solutions internes (souvent artisanales) 

Dans de nombreuses grandes organisations, des outils internes ont également vu le jour. Scripts maison, bases de données spécifiques, portails internes : ces solutions cherchent à combler les lacunes des outils existants en intégrant des règles métiers ou organisationnelles propres à l’entreprise. 

Si elles peuvent être très pertinentes localement, elles posent un problème de maintenabilité et de passage à l’échelle. Dépendantes de quelques personnes clés, peu standardisées, elles peinent à évoluer au rythme des infrastructures et des usages. 

L’absence de pilotage structuré 

Enfin, il existe encore des situations où la gestion des coûts cloud est quasi inexistante. La priorité est donnée à la livraison rapide, à la stabilité ou à la conformité, et les coûts ne sont analysés qu’a posteriori, lorsqu’ils deviennent problématiques. Dans ce cas, les décisions sont souvent prises dans l’urgence, sans vision globale ni leviers durables. 

Le constat 

Ces approches ont un point commun : elles traitent les coûts comme une conséquence, rarement comme un signal. Elles manquent d’un lien fort entre données techniques, usage réel et décision. C’est précisément à cet endroit que l’on voit apparaître les limites d’un pilotage purement financier ou purement technique. 

Pour dépasser ces limites, une évolution est nécessaire : passer d’une simple visibilité des coûts à une compréhension contextualisée, capable de relier performance, usage et valeur métier. C’est là qu’intervient l’idée d’observabilité intelligente, au service du FinOps. 

L’observabilité augmentée à l’IA : quel impact pour le FinOps ? 

Aller au-delà de la collecte de données

Jusqu’ici, nous avons posé les constats : complexité croissante des systèmes, limites des approches traditionnelles de supervision, difficulté à piloter les coûts dans des environnements hybrides et cloud. Le point de bascule intervient lorsque l’on cesse de considérer l’observabilité comme un simple outil technique, pour la penser comme un levier de décision transverse, au service du FinOps. 

C’est ce que l’on appelle ici l’observabilité intelligente

Dans de nombreuses organisations, les données existent déjà. Les métriques sont collectées, les logs stockés, les traces distribuées disponibles. Pourtant, malgré cette abondance d’informations, les décisions restent souvent difficiles à prendre.  

Pourquoi ? Parce que la donnée brute ne suffit pas. 

L’observabilité intelligente ne consiste pas à collecter plus, mais à transformer. Elle vise à convertir des signaux techniques en informations exploitables, compréhensibles et actionnables. Autrement dit, elle permet de passer d’une vision purement technique à une lecture orientée usage, impact et valeur. 

Relier usage technique, coût et valeur métier 

Dans un contexte cloud, chaque ressource consommée a un coût direct. Une instance, un stockage, un appel API, une montée en charge : tout est mesurable, tout est facturable. Mais sans mise en perspective, ces chiffres restent abstraits. 

L’observabilité intelligente permet de répondre à des questions clés, longtemps restées sans réponse claire : 

  • Quelles applications consomment réellement quelles ressources ? 
  • Pour quels usages précis ? 
  • À quels moments ? 
  • Avec quel impact sur la performance et l’expérience utilisateur ? 

En croisant les données techniques (métriques, logs, traces) avec des informations de contexte (application, environnement, équipe, usage métier), on ne se contente plus de constater que “ça consomme”. On comprend pourquoi ça consomme, et surtout si cette consommation est justifiée.

Identifier les leviers d’optimisation 

C’est à ce stade que l’observabilité devient un outil clé du FinOps. Elle permet d’identifier concrètement les leviers d’optimisation, sans approche dogmatique ou purement comptable : 

  • Ressources inutilisées ou sous-exploitées, 
  • Surdimensionnement par défaut, 
  • Pics de consommation anormaux, 
  • Services coûteux au regard de la valeur métier apportée. 

Là où une lecture financière isolée peut conduire à des décisions brutales (couper, réduire, contraindre), l’observabilité intelligente permet des arbitrages plus fins.  
On peut décider de maintenir un coût élevé lorsqu’il est justifié par un usage critique, ou au contraire d’optimiser là où l’impact métier est faible. 

Automatiser les décisions et pas seulement les alertes

Un autre apport majeur de cette approche est la capacité à automatiser certaines décisions, et pas uniquement la détection des anomalies. Grâce à des règles basées sur des données fiables, il devient possible de mettre en place : 

  • Des ajustements dynamiques de ressources, 
  • Des alertes budgétaires contextualisées, 
  • Des recommandations d’optimisation basées sur l’usage réel, 
  • Voire des arbitrages automatisés entre performance et coût. 

On sort ainsi d’un pilotage réactif pour entrer dans une logique proactive et continue. Le FinOps n’est plus un exercice ponctuel de revue de factures, mais un processus vivant, alimenté en permanence par l’observabilité. 

Le point de convergence entre l’IT, la finance et les métiers 

L’un des apports les plus structurants de l’observabilité intelligente est qu’elle devient un langage commun. Les équipes IT y trouvent des indicateurs fiables pour améliorer la performance et la stabilité. La finance dispose d’une lecture plus fine et plus explicable des coûts. Les métiers, enfin, peuvent relier ces coûts à des usages concrets et à de la valeur créée. 

Cette convergence change profondément la nature des échanges. On ne débat plus sur des chiffres abstraits ou des ressentis, mais sur des faits observables, contextualisés et partagés.

Les décisions gagnent en légitimité, et les arbitrages deviennent collectifs plutôt que subis. 

L’observabilité est indispensable, mais pas suffisante 

Pour autant, l’observabilité intelligente ne se suffit pas à elle-même. À grande échelle, elle doit s’inscrire dans une organisation capable de structurer, standardiser et exploiter cette richesse de données. Sans cadre commun, les mêmes problèmes de silos et de fragmentation réapparaissent. 

C’est pourquoi, dans les grandes entreprises, la question n’est plus seulement “quels outils utiliser”, mais comment s’organiser pour que ces outils produisent réellement de la valeur. 

Comment déployer l’observabilité et le FinOps à grande échelle ?

Résoudre le problème des référentiels multiples 

Dans les grandes organisations, l’un des principaux freins à la mise en place d’un FinOps efficace n’est ni le cloud, ni les outils, ni même la maturité technique. Le véritable obstacle est souvent organisationnel. Les données existent, les coûts sont visibles, mais ils restent difficiles à exploiter parce que chaque équipe parle un langage différent. 

L’IT, la finance et les métiers n’utilisent pas toujours les mêmes référentiels pour décrire une même réalité. 
Un même service peut être identifié par : 

  • Un nom d’application côté IT, 
  • Un projet ou un produit côté métier, 
  • Un centre de coûts ou un code analytique côté finance. 

À cela s’ajoutent les environnements (dev, test, préproduction, production), les régions, les équipes responsables, ou encore les niveaux de criticité. Résultat : les coûts sont bien là, mais personne ne sait vraiment à quoi ils correspondent de manière fiable et partagée. 

Dans ce contexte, répondre à des questions pourtant simples devient complexe : 

  • Combien coûte réellement cette application ? 
  • Quelle équipe est responsable de cette dépense ? 
  • Quel est le lien entre ce coût et l’usage métier associé ? 

Créer un langage partagé 

C’est pour répondre à ce problème que la nomenclature commune devient un prérequis fondamental. Elle consiste à définir un ensemble de règles de nommage et de tagging standardisées, compréhensibles et partagées par l’ensemble des parties prenantes. 

Concrètement, cela passe par l’identification de dimensions communes, telles que : 

  • L’application ou le service, 
  • Le type de ressources (en fonction du cloud provider),
  • L’environnement (dev, test, prod), 
  • L’équipe responsable, 
  • L’usage métier, 
  • Le centre de coût, 
  • Le niveau de criticité. 

Cette nomenclature ne vise pas à complexifier les pratiques, mais à créer un socle de cohérence. Elle permet de rattacher chaque ressource consommée à une réalité organisationnelle claire, exploitable aussi bien par l’IT que par la finance. 

Rendre les coûts lisibles et exploitables

Une fois cette nomenclature en place, le changement est immédiat. Les coûts cessent d’être des agrégats opaques pour devenir des informations lisibles. Il devient enfin possible de répondre simplement à des questions structurantes : 

  • Combien coûte cette application sur un mois donné ? 
  • Quelle part de ce coût est liée à la production ? 
  • Quels services ou environnements génèrent le plus de dépenses ? 
  • Où se situent les marges d’optimisation réelles ? 

Cette lisibilité est essentielle pour sortir d’une logique défensive et entrer dans une logique d’arbitrage. On ne cherche plus seulement à réduire les coûts, mais à les aligner avec la valeur créée. 

Un levier pour automatiser et fiabiliser les reportings 

Au-delà du pilotage humain, la nomenclature commune est également un levier clé pour l’automatisation. Elle permet de fiabiliser les reportings, d’alimenter des tableaux de bord cohérents et de mettre en place des règles automatiques d’alerte ou d’optimisation. 

Sans standardisation, chaque automatisation devient fragile, dépendante de cas particuliers et difficile à maintenir. Avec un langage commun, au contraire, les processus gagnent en robustesse et en pérennité. 

Aligner les décisions techniques et financières

Enfin, cette organisation autour d’une nomenclature partagée contribue à un alignement durable entre les décisions techniques et les enjeux financiers. Les équipes IT comprennent mieux l’impact économique de leurs choix, la finance gagne en visibilité et en explicabilité, et les métiers peuvent enfin relier les coûts à des usages concrets. 

La nomenclature n’est donc pas une contrainte administrative de plus. Elle est un facteur clé de maturité, sans lequel ni l’observabilité intelligente ni le FinOps ne peuvent réellement produire de valeur à grande échelle. 

Mais même avec un langage commun, une autre question se pose rapidement : comment piloter efficacement des environnements multiples, avec des outils souvent hétérogènes ? C’est là qu’interviennent les outils métiers inter-environnements, conçus pour dépasser les silos techniques. 

Pourquoi faire appel à des outils métiers inter-environnements ? 

Dépasser les limites des outils natifs

Une fois les bases posées (observabilité, FinOps, nomenclature commune) une difficulté majeure subsiste dans les grandes organisations : l’hétérogénéité des environnements et des outils.

On-premise, cloud privé, cloud public, parfois multi-cloud, chacun avec ses propres consoles, ses propres métriques, ses propres modèles de coûts. Même avec une bonne gouvernance, le pilotage reste complexe si la lecture de l’information demeure fragmentée. 

C’est dans ce contexte qu’émergent les outils métiers inter-environnements. 

Les outils fournis par les cloud providers ou les solutions d’observabilité traditionnelles sont souvent très efficaces dans leur périmètre. Ils offrent une profondeur technique importante, mais restent généralement centrés sur un environnement ou un fournisseur donné. Cette spécialisation devient un frein dès lors que l’on cherche à avoir une vision globale. 

Pour les équipes finance ou les métiers, cette fragmentation est particulièrement problématique. Multiplier les consoles et les tableaux de bord rend l’information difficilement exploitable, et renforce la dépendance aux équipes techniques pour toute analyse transverse. 

Les outils métiers inter-environnements ne cherchent pas à remplacer ces solutions existantes, mais à les unifier derrière une couche commune, orientée usage, performance et coût. 

Favoriser une lecture transverse orientée métier

L’objectif de ces outils est clair : proposer une vue globale et cohérente, indépendamment de l’environnement sous-jacent. On ne raisonne plus en termes de machines, de comptes ou de services cloud, mais en termes de services rendus, d’applications et d’usages métiers. 

Concrètement, cela se traduit par des capacités telles que : 

  • L’agrégation des coûts sur l’ensemble des environnements, 
  • Une vision unifiée des performances d’un service, quel que soit son lieu d’hébergement, 
  • La corrélation entre consommation de ressources, qualité de service et impact financier. 

Cette approche permet de sortir d’une lecture purement technique pour adopter une compréhension réellement exploitable par l’ensemble des parties prenantes. 

Exemple d’outils métiers inter-environnements 

Pour mieux comprendre leur apport, on peut illustrer ce principe par quelques exemples de solutions métiers inter-environnements, souvent développées en interne dans les grandes organisations : 

Un outil comme CloudVision peut, par exemple, agréger les coûts issus de différents environnements (cloud public, cloud privé, on-premise) et les restituer selon une logique commune : application, équipe, usage métier. La complexité technique est masquée au profit d’une lecture économique claire et comparable. 

Un autre outil, que l’on pourrait appeler InfraScope, vise à offrir une vue globale de la performance des services. Peu importe que le composant soit hébergé en cloud public ou en interne : l’équipe dispose d’une vision consolidée du niveau de performance, de disponibilité et du coût associé à un service donné. 

Enfin, des outils de type CostPilot vont plus loin en intégrant des mécanismes de recommandation. En analysant les usages réels, ils peuvent proposer des pistes d’optimisation : suppression de ressources inutilisées, ajustement de dimensionnement, ou arbitrages entre performance et coût selon les priorités métier. 

Ces exemples illustrent une même logique : rendre la complexité exploitable, sans l’exposer inutilement aux utilisateurs finaux. 

Des outils FinOps essentiels pour le passage à l’échelle 

À grande échelle, ces outils jouent un rôle central dans la démarche FinOps. Ils permettent de fiabiliser les analyses, d’accélérer les prises de décision et de réduire la dépendance à des expertises ponctuelles. Les arbitrages ne reposent plus sur des extractions manuelles ou des interprétations locales, mais sur une vision partagée et contextualisée. 

Ils facilitent également la collaboration entre équipes. Finance, IT et métiers peuvent enfin s’appuyer sur les mêmes indicateurs, exprimés dans un langage commun, pour discuter des priorités, des investissements et des optimisations à mener. 

Attention : l’outil n’est jamais une fin en soi 

Il est toutefois essentiel de rappeler un point : ces outils ne créent pas de valeur par eux-mêmes. Sans gouvernance claire, sans nomenclature partagée et sans culture de la décision basée sur la donnée, ils risquent de devenir de simples tableaux de bord supplémentaires. 

Leur véritable intérêt réside dans l’usage qui en est fait : la capacité à transformer l’information en action, et l’action en amélioration durable. 

C’est ce point fondamental que nous allons synthétiser dans la dernière partie de l’article, en revenant sur les enseignements clés à retenir. 

Comment réussir son projet d’observabilité du FinOps ?

1. Le coût de l’observabilité est un investissement, pas une dépense 

Mettre en place une observabilité efficace a un coût, c’est un fait. Collecter des données, les stocker, les analyser, outiller les équipes : tout cela représente un investissement. Mais l’absence d’observabilité a un coût bien plus élevé, souvent invisible à court terme. 

Des incidents plus longs à résoudre, des architectures surdimensionnées “par sécurité”, des décisions prises à l’aveugle faute de visibilité… Autant de situations qui génèrent des dépenses durables et difficiles à justifier. Une observabilité bien pensée permet au contraire d’identifier les gaspillages, d’optimiser l’usage des ressources et de sécuriser la continuité de service. 

Dans ce sens, l’observabilité n’est pas un luxe technique : c’est un levier économique. 

2. Sans gouvernance, le cloud coûte cher mais le FinOps le rend maîtrisable

Le cloud n’est ni bon ni mauvais par nature. Il amplifie les choix que l’on fait. Sans cadre commun, il rend les dérives plus rapides et plus visibles. Avec une gouvernance adaptée, il devient un formidable outil de flexibilité et d’optimisation. 

Le FinOps, appuyé par l’observabilité, apporte ce cadre. Il crée un espace de collaboration entre IT, finance et métiers, où les coûts sont compris, discutés et arbitrés dans la durée. Il ne s’agit pas de freiner l’innovation, mais de l’inscrire dans une trajectoire soutenable. 

3. La valeur ne vient pas des outils, mais de l’usage

Enfin, il est essentiel de rappeler que ni l’observabilité, ni le FinOps, ni les outils les plus avancés ne créent de valeur par eux-mêmes. La valeur naît de l’usage : des décisions éclairées, répétées, cohérentes dans le temps. 

Standardisation, nomenclature commune, outils métiers transverses et automatisation sont autant de moyens au service d’un objectif plus large : transformer la donnée en action.  

Lorsqu’ils sont bien utilisés, ces leviers font de l’observabilité un véritable atout stratégique, capable d’aligner performance, fiabilité et maîtrise des coûts. 

En quoi Synapsys peut vous accompagner ?

Nous partons des usages et pas des outils 

Chez Synapsys, nous partons d’un constat simple : les problématiques d’observabilité et de FinOps ne se résolvent ni par un outil unique, ni par une approche standardisée. Chaque organisation a son histoire, ses contraintes techniques, ses enjeux métiers et son niveau de maturité. Notre rôle consiste donc à adapter les principes présentés dans cet article à la réalité du terrain. 

Notre approche ne commence jamais par une solution technologique. Elle débute par la compréhension des usages réels : 

  • Quels services sont critiques pour le business, 
  • Quelles équipes en sont responsables, 
  • Quels sont les irritants du quotidien (incidents, lenteurs, incompréhensions sur les coûts), 
  • Où se situent les angles morts. 

Cette phase permet d’éviter un écueil fréquent : déployer des outils puissants, mais déconnectés des décisions qu’ils sont censés éclairer. 

Nous vous accompagnons dans la structuration de vos assets 

Dans de nombreuses organisations, la donnée existe mais reste difficilement exploitable. Nous intervenons donc souvent sur des sujets structurants : 

  • Mise en place ou rationalisation de l’observabilité (logs, métriques, traces), 
  • Définition d’indicateurs réellement utiles, orientés service et usage, 
  • Construction d’une vision transverse, multi-environnements. 

L’objectif n’est pas d’avoir plus de tableaux de bord, mais de meilleurs signaux, compréhensibles et partagés. 

Nous favorisons une gouvernance FinOps pragmatique

Sur le volet FinOps, notre accompagnement s’inscrit dans une logique progressive. Nous aidons les organisations à : 

  • Définir un cadre clair (rôles, responsabilités, règles communes), 
  • Mettre en place une nomenclature et des pratiques de tagging cohérentes, 
  • Aligner les lectures IT, finance et métiers autour d’indicateurs communs. 

Le FinOps n’est pas traité comme un projet ponctuel, mais comme un processus continu, qui s’affine au fil des usages et des retours terrain. 

Nous sommes spécialisés dans les environnements complexes 

Dans les grandes entreprises, nous intervenons également sur la conception ou l’outillage de solutions métiers inter-environnements. L’objectif est de dépasser les silos techniques pour proposer une lecture unifiée : 

  • Des coûts, 
  • Des performances, 
  • De la valeur métier associée aux services. 

Ces solutions ne cherchent pas à remplacer les outils existants, mais à les fédérer, afin de rendre la complexité exploitable et actionnable. 

Nous avons une approche « création de valeur »

Au final, notre démarche vise un objectif unique : aider les organisations à mieux décider. Décider plus vite, décider avec plus de contexte, et décider en tenant compte à la fois de la performance, de la fiabilité et des coûts. 

Observabilité et FinOps ne sont pas des fins en soi. Ce sont des leviers au service d’une trajectoire plus large : celle d’un système d’information maîtrisé, aligné avec les enjeux métiers, et capable d’évoluer sans subir. 

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