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Certifications DevOps : comment bien les préparer ?

Auteur : Wissal El Moutaoukil, Ingénieure SysOps
Wissal El Moutaoukil Ingénieure SysOps
8 mins
22 janvier 2026
Dans cet article :
  1. Clarifier votre objectif professionnel avant de vous lancer
  2. Analyser le syllabus officiel de la certification
  3. Consolider des bases techniques solides
  4. Privilégier la pratique et apprendre en faisant
  5. S'appuyer sur des ressources fiables et complémentaires
  6. Concevoir un plan de préparation réaliste et progressif
  7. S'entraîner en conditions réelles d'examen
  8. Erreurs fréquentes à éviter lors de la préparation
  9. Gérer la pression et le stress le jour J
  10. Conclusion : réussir une certification DevOps

En tant qu’Ingénieure DevOps et dans un contexte où les technologies évoluent à grande vitesse, les certifications DevOps sont devenues de véritables atouts à la fois pour les professionnels et pour les entreprises.

Elles confirment officiellement un niveau de maîtrise, permettent d’apporter une forme de sécurité aux employeurs, et facilitent l’accès à de nouvelles responsabilités, nouveaux projets, nouvelles opportunités. Mais réussir à obtenir une certification (DCA, CKAD, AWS Solutions Architect, RHCSA …) nécessite d’adopter une préparation structurée.

Voici une méthode efficace, nourrie d’expérience de terrain pour donner vie à vos ambitions.

Clarifier votre objectif professionnel avant de vous lancer

Avant même de commencer un cours ou de regarder une vidéo, il est essentiel de prendre du recul sur votre motivation.

Posez-vous les bonnes questions :

  • Souhaitez-vous avant tout monter en compétences ?
  • Visez-vous une évolution de carrière ou un changement de poste ?
  • Avez-vous besoin de valider officiellement des connaissances déjà utilisées au quotidien ?

Cette réflexion conditionne le choix de la certification et permet de calibrer le niveau d’effort, le temps à investir et la profondeur d’apprentissage attendue.

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Analyser le syllabus officiel de la certification

Chaque organisme de certification met à disposition un syllabus détaillé listant précisément les compétences évaluées.

Ce document constitue votre véritable feuille de route.

Actions recommandées :

  • Lire attentivement l’intégralité du syllabus.
  • Identifier les thématiques déjà maîtrisées et celles à renforcer.
  • Construire un plan de progression aligné sur les exigences de l’examen.

Un syllabus bien exploité évite les mauvaises surprises et permet d’orienter efficacement les révisions.

Consolider des bases techniques solides

La majorité des certifications DevOps reposent sur des fondamentaux incontournables. Avant d’entrer dans des sujets avancés, il est indispensable de les maîtriser.

Parmi les bases les plus fréquentes :

  • Linux : ligne de commande, gestion des processus, permissions, services.
  • Réseaux : ports, DNS, routage, pare-feu.
  • Scripting et automatisation : Bash, PowerShell, YAML.
  • Gestion de versions et pipelines CI/CD : Git, principes d’intégration et de déploiement continus.

Des fondations solides facilitent l’assimilation des concepts plus complexes et réduisent le stress lors des épreuves pratiques.

A lire aussi : Top 5 des certifications DevOps en 2026

Privilégier la pratique et apprendre en faisant

Les certifications DevOps sont très majoritairement orientées pratique, souvent dans des conditions proches de l’examen réel. La théorie seule ne suffit pas.

Quelques pratiques efficaces :

  • Mettre en place un lab personnel (Docker Desktop, Minikube, KIND, environnement cloud).
  • Reproduire des scénarios concrets : déploiements, troubleshooting, gestion des volumes ou du réseau.
  • Automatiser des tâches récurrentes pour gagner en réflexes.
  • Tester volontairement des erreurs : supprimer un pod, modifier une configuration, provoquer une panne… puis corriger.

Plus l’apprentissage est actif, plus les compétences s’ancrent durablement.

S’appuyer sur des ressources fiables et complémentaires

L’écosystème IT et DevOps est extrêmement riche, parfois au point de devenir déroutant. Il est donc essentiel de sélectionner des sources fiables.

Parmi les ressources à privilégier :

  • Plateformes de formation : Udemy, KodeKloud, A Cloud Guru, Pluralsight.
  • Documentation officielle : Kubernetes, Docker, AWS, Terraform.
  • Communautés et blogs techniques : StackOverflow, Reddit DevOps, CNCF Slack, dépôts GitHub.
  • Examens blancs et simulateurs, lorsqu’ils sont disponibles.

La documentation officielle reste la référence absolue et doit être consultée régulièrement lors de chaque session d’étude.

Pour aller plus loin : Quelles sont les certifications et outils DevSecOps ?

Concevoir un plan de préparation réaliste et progressif

La régularité est plus efficace que les sessions intensives ponctuelles. Un planning réaliste favorise la mémorisation et limite la fatigue.

Exemple de plan sur 6 à 8 semaines :

  • Semaines 1 à 2 : étude du syllabus et consolidation des bases.
  • Semaines 3 à 5 : labs quotidiens et mini-projets pratiques.
  • Semaine 6 : premières simulations d’examen.
  • Dernière semaine : révisions ciblées sur les points faibles.

L’objectif est de transformer les connaissances théoriques en automatismes.

S’entraîner en conditions réelles d’examen

Lorsque la certification comporte une épreuve pratique, il est indispensable de s’entraîner dans des conditions proches du jour J :

  • Respecter un temps limité.
  • Utiliser uniquement la documentation autorisée.
  • Travailler dans un environnement minimal, sans distraction.

Ce type de simulation renforce la confiance et améliore significativement les performances le jour de l’examen.

Erreurs fréquentes à éviter lors de la préparation

Etudier de manière trop passive

Regarder des vidéos ou lire des supports sans pratiquer est insuffisant. Chaque notion doit être accompagnée de commandes, de configurations et d’expérimentations concrètes.

Repousser la mise en pratique

Un concept non appliqué en situation réelle ou sous contrainte de temps est rapidement oublié. La pratique doit être intégrée dès le début de la préparation.

Se limiter aux notions principales

Les examens abordent aussi des cas particuliers :

  • Variantes de commandes et options spécifiques.
  • Cas d’usage moins fréquents.
  • Situations où l’erreur permet de comprendre le fonctionnement réel de l’outil.

Chaque rubrique du syllabus mérite une attention approfondie.

Négliger les versions des outils

Les technologies évoluent rapidement. Une information valide il y a quelques années peut ne plus l’être aujourd’hui. Il est indispensable de vérifier la version exacte des outils (Docker, Kubernetes, cloud…) ciblée par la certification.

Gérer la pression et le stress le jour J

Le mental joue un rôle clé lors de l’examen.

Bonnes pratiques :

  • Préparer son environnement à l’avance.
  • Respirer, avancer question par question, et revenir plus tard en cas de blocage.
  • Faire confiance aux réflexes acquis durant la préparation.

Le plus gros du travail est réalisé bien avant l’examen.

Conclusion : réussir une certification DevOps

Réussir une certification DevOps repose sur quelques principes simples mais essentiels :

  • Comprendre précisément le programme.
  • Pratiquer régulièrement et concrètement.
  • Croiser les sources et s’appuyer sur la documentation officielle.
  • Se préparer techniquement et mentalement.

Au-delà du badge digital, une certification est avant tout un puissant levier d’apprentissage, un signal de maîtrise et un véritable accélérateur de carrière. Que l’objectif concerne Docker, Kubernetes, le cloud ou Linux, la clé reste la même : expérimenter, vérifier, comprendre et progresser.

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